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La guerre de l'eau est proche

Mon village, riche de ses sources

La rivière de mon village La plupart des champs qui entourent le village peuvent profiter de la proximité de la rivière Kollaris qui les irrigue grâce à des canaux de dérivation et à ses nombreuses sources. Cela n'est pas le cas partout et certaines régions de Crète manquent cruellement d'eau. Les villages situés à proximité et au pied des Montagnes Blanches : Armeni, Stylos, etc, sont riches de leurs sources et de leur eau. Du cœur du village de Stylos, partent des milliers de bouteilles d'eau minérale chaque jour.


Les gaspillage

Oliviers, orangers et cultures sont irrigués grâce à l'emploi de tuyaux flexibles goutte à goutte, qui permettent d'économiser l'eau. Les anciennes canalisations à ciel ouvert ne sont plus utilisées, quant aux eaux de la rivière Kollaris, ainsi que celles de la rivière Almyros, elles se perdent dans la mer !

Des villages sans eau

Difficile à faire admettre lorsqu'on sait qu'il existe encore aujourd'hui en Crète des villages qui ne sont pas approvisionnés en eau.

C'est le cas du village haut perché de KalliKratis. Le village dispose de deux anciens puits qui ne peuvent pas répondre aux besoins actuels. Les moutons sont nombreux, la terre doit être irriguée et les habitants, eux aussi, ont besoin d'eau ! Ces derniers parviennent à combler les carences en se rendant à Frangokastello ou à Miriokefala avec leurs véhicules pour y recueillir l'eau si précieuse qui manque.

Des cultures mal irriguées

Les agriculteurs de la région des hauts plateaux de la Canée, ont été confrontés également aux conséquences de la pénurie d'eau d'irrigation. Les zones élevées, d'Agia Marina, de Platanias, de Voukolies et de Kolimbari ont particulièrement souffert.

La demande en eau, en été va croissante. Hôtels, piscines et plages aménagées sont voraces lorsque le trafic touristique est important.

Un lac artificiel surexploité

Proche de la ville de Chania, sur la route qui conduit à Omalos, à cinq kilomètres de la grande ville, se trouve le lac d'Agia, sa nappe souterraine est fortement menacée à cause de la surexploitation. Les organisations environnementales ont dénoncé à plusieurs reprises cette situation qui affecte la flore et la faune, en particulier les oiseaux qui y trouvent refuge.

Le puit d'un village Bécasseaux, bussards et autres y transitent à la fin de l'été pour rejoindre la belle saison de l’hémisphère sud, ces grands voyageurs doivent s’alimenter et se reposer, ces havres de repos naturels sont importants pour la survie de ces migrateurs. Pour cette raison, ces zones sont souvent protégées par des décrets émanant des instances européennes ou internationales. Bien sûr, cela sous-entend que le pays concerné collabore aux projets, mais il faut malheureusement constater que c’est rarement le cas en Grèce où des politiques de gestion saines et efficaces doivent absolument se mettre en place. L’eau, c'est une certitude, un jour coûtera plus cher en Crète, (actuellement, près de 25 centimes le mètre cube) mais ce sera le prix à payer pour sauvegarder les générations futures.


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