bannecrete.jpg

La saint Georges à Arachova

Des popes omniprésents

Les popes sont toujours présents aux fêtes des villages Les fêtes villageoises ou régionales, sont toujours accompagnées de célébrations religieuses, orthodoxie oblige. Durant l'été, les festivités sont nombreuses, mariages, baptêmes se succèdent et les fêtes villageoises abondent. Chez nous en Crète, le village de Gavalochori festoyait le 13 juillet, le 15 ce fut au tour de Fre et le 16, Zoïdakis faisait danser mon village. Les fêtes villageoises font partie de la culture crétoise, mais pas de fête sans cérémonies religieuses!

L'icône de Saint Georges parcourt les rues d'Arachova En Grèce, l’Eglise est considérée comme ayant été la protectrice de l’identité nationale, durant l’occupation ottomane et comme le sauveur de la nation durant la guerre d’indépendance. Certaines célébrations le rappellent, c’est le cas de la Panigiraki de la Saint-Georges à Arachova, village de 800 habitants, situé au pied du mont Parnasse, près de Delphes.

La Saint Georges à Arachova

Les femmes ont revêtu leurs costumes traditionnels Arachova est une destination de vacances connue et appréciée par ceux qui aiment les randonnées en montagne, Durant l’été, on apprécie sa fraîcheur, son environnement , sa riche faune et sa flore. L’hiver, l’endroit revêt des airs alpins et attire les amateurs de la glisse.

Le culte de la Saint-Georges, qui dure 3 jours entiers à Arachova, est associé à l'histoire, aux coutumes et aux traditions. Saint Georges, selon la tradition, en tuant le dragon a libéré l’eau qui depuis lors alimente le village. Mais la Panigiraki de la Saint-Georges revêt un caractère national glorieux, nous rappelant la bataille victorieuse d’Arachova en novembre 1826.

La bataille d'Arachova

Ce jour là, les troupes Turco-albanaises, dirigées par le redoutable Mustafa Bey, fraîchement auréolé par sa victoire sur la côte Nord de la Béotie, tentèrent de prendre le village d'assaut avant que les troupes grecques basées à Distomo puissent intervenir. Les troupes ottomanes furent refoulées. Georges Karaiskakis et ses compagnons les attendaient dans la vallée. Prises entre deux feux, les troupes ottomanes piégées, tentèrent de fuir en traversant le Parnasse enneigé, elles furent massacrées.

Trois jours de festivités

Les musiciens sont fortement sollicités, ils joueront jusqu'au petit matin Elles débutent le 22 avril au soir ou le mercredi soir après la Pâque, lorsque la Saint Georges précédant la fête de la Résurrection, tombe durant le Carême. Les cloches de l’église annoncent le début des festivités. Tous s'habillent en costumes traditionnels et se rassemblent dans la cour de l'église Saint-Georges. Les aînés du village, accompagnés du chant de la flute et par le rythme du tambourin y dansent. Après les Vêpres célébrées, par l’archevêque en personne, démarre la procession qui promène la sainte icône de Saint-Georges dans les rues du village. La première soirée se termine par des danses et des chants traditionnels sur la place Papaioannou.

Le lendemain après la liturgie des Matines, les premières joutes sportives peuvent commencer. Les jeunes du village sont sur la ligne de départ pour une course toute en montée, vers le champs de bataille. La coutume veut que les primés reçoivent un agneau offert par les agriculteurs du village. Le lendemain, les joutes sportives du deuxième jour se poursuivent. Le saut en longueur est à l’honneur, mais également le triple saut. Dans la cour de l’église, on sauté en …. hauteur. Le soir, tout comme la veille, la place Papaioannou se remplit de danseurs, brochettes et grillades parfument l’air et le vin remplit les verres.

Le samedi , dernier jour de fête, un hommage est rendu au monument dédié au héros local, Georges Karaiskakis. Aujourd’hui on récompense celui qui jettera une imposante pierre au plus loin. Tous les participants à cette joute devant être vêtus du costume traditionnel. Le dernier soir, tout comme la veille, les tavernes se remplissent, la place chante et danse. Le village ne s’endormira qu’au lever du jour.

Prélude à la liberté

La victoire d'Arachova fut un des rares succès grecs de cette période après les échecs subis contre Ibrahim Pacha en Morée, à Missolonghi et en Attique, cette victoire donnera une nouvelle vie à la longue lutte pour l'indépendance de la Grèce, qui sera acquise et entérinée le 3 février 1830, par le Traité de Londres, lorsque le sultan Mahmoud II y reconnaîtra et signera l'indépendance pleine et entière de la Grèce.

Néanmoins, cette Grèce libérée, se trouvera presque sous la tutelle de ses protecteurs . La France, la Russie et le Royaume-Uni, ceux-là même, qui avaient détruit la flotte turco-égyptienne, à la bataille de Navarin, imposeront à la Grèce un jeune monarque Bavarois : Othon Ier, après le refus de Léopold de Saxe-Cobourg, qui, quelque mois plus tard, deviendra le premier roi des Belges!


Retour à "Festivités"


Retour à la page d'Accueil