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Un mariage grec.

Les influences du passé

Ils seront bientôt mariés L’occupation ottomane a laissé des traces en Crète après quatre longs siècles d’occupation. Les Crétois ont pu sauvegarder leur langue et leur folklore, ceci grâce au travail souterrain des Papades (Popes) qui dans la clandestinité donnaient des cours et instruisaient les enfants.

Les mentalités et certaines coutumes vont néanmoins se modifier durant ces 400 années d’oppression et l’émergence de la religion musulmane. Plus de 80.000 Crétois, espérant des jours meilleurs, vont adopter cette religion. Ils seront obligés de quitter l’île lors de l’échange massive de populations qui aura lieu en 1923. La population Grecque Orthodoxe sera expulsée d'Asie Mineure, elle croisera les Musulmans, expulsés de la Grèce.

Il n'y a pas longtemps

Pour un mariage, on dépense sans compter Deux générations seulement nous séparent de ces événements. En ces temps pas si lointains, les jeunes filles étaient mariées dès la sortie de l’adolescence. Les garçons, à la sortie du service militaire obligatoire. Les mariages ne laissaient aucune place aux sentiments. Le mariage était décidé par le père, si celui-ci était absent, le grand-père, voire le frère aîné pouvaient le remplacer. La société était régi par les Hommes, pour la Femme, il n’était pas encore question d’émancipation !

Plus loin dans le temps, dans la Grèce Antique, les mariages avaient comme but principal, la sauvegarde du patrimoine familial. Il fallait éviter de le dilapider, de le transmettre à un étranger. Un oncle mariera sa nièce, un frère sa belle-sœur devenue veuve. Il était permis de prendre comme épouse la demi-sœur d’un père commun, non de la même mère. Ces règles permettaient certes de sauvegarder le patrimoine familial mais finalement, il sécurisait également l’avenir des enfants.

La cérémonie religieuse et puis, .... la fête !

Le soir la fête peut commencer Les époux, aidés par le koumbaro (Témoin) échangeront au fond de l'église trois fois les alliances, cet acte symbolise la fidélité, la solidité du couple. Ils échangent ensuite, une coupe et du bout des lèvres en sirotent le contenu qui symbolise le sang du Christ, prenant garde de ne pas renverser la moindre goutte de ce vin rouge. Cela serait perçu comme un mauvais présage.

Après avoir été bénis par le pope, le couple fera trois fois le tour de l'autel où sont exposés les Evangiles. Le koumbaro les suit, tenant les couronnes de fleurs (stephanos) au-dessus de leurs têtes. Ce trajet symbolisant le long voyage qu'empruntera le jeune couple dans la vie.

A la sortie de l'église, les attend le lancer du riz, qui est un souhait de prospérité et de fertilité.

Le mariage civile est reconnu, mais il n'est pas obligatoire. Traditionnellement, le mariage religieux est préféré, voire obligatoire pour certaines familles. Depuis que la crise économique sévit, des couples désertent le mariage religieux, trop dispendieux. L'Eglise orthodoxe tolère le divorce et pour pouvoir se marier à l'église, un seul des futurs époux doit être de religion orthodoxe. Ces règles et coutumes n'empêchent pas la fête, des centaines de convives participent aux agapes qui s'achèvent souvent au lever du jour.


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