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Un village crétois en fête

Une ronde fraternelle sur la piste de danse Les 13 et 14 septembre le village de Megalla Chorafia, aujourd'hui rebaptisé Aptera est en fête, son saint protecteur est vénéré. Car il n’existe pas une festivité en Grèce sans pope, sans bénédiction, sans église.

Le village fête le « Timiou Stavrou », (Fête de l'Exaltation de la Croix). Cette fête orthodoxe d'origine palestinienne, se déplaça vers Constantinople lorsque la relique dite de la Vraie Croix qui était conservée en Syrie, y arriva avec tous les honneurs en l’an 574.

La commémoration religieuse

Cette commémoration religieuse orthodoxe attire des centaines de pèlerins au monastère du « Timiou Stavrou », dans l’île de Samos, située dans les Cyclades. L’église du Timiou Stavrou à Megalla Chorafia est certes beaucoup plus petite et plus modeste que le monastère de Samos, mais le recueillement des fidèles y est certainement tout aussi intense.

Le petit cimetière qui entoure l’église est rempli de fleurs multicolores. Ses murets, ses allées sont blanchis à la chaux. L’entrée est garnie de branches de rameaux. Auprès des tombes, des hommes, des femmes, des petites vieilles se souviennent de hier, du temps où les cœurs figés dans la pierre battaient encore. A l’entrée de l’église, auprès des icônes, des dizaines de cierges scintillent.

Les tavernes se préparent

Maria surveille la cuisson Nombreux sont ceux qui écoutent, au soleil couchant, la liturgie et les chants byzantins qui l’accompagnent de l’extérieur car l’église ne peut contenir tout ce monde. Ils sont venus parfois de loin, d’Athènes, de Salonique ou d’ailleurs, ceux qui ont un aïeul, un membre de la famille qui repose en ce lieu de quiétude.

Souvenirs et recueillement vont faire place bientôt aux réjouissances qui se préparent.


Maria et Mikael s'affairent

Pas loin de là, Mikael et Maria les tenanciers de la taverne « La Strata » surveillent le fourneau, les casseroles, embrochent les morceaux de viande qui vont lentement tourner et dorer au-dessus de la braise. Des garçons s’affairent autour des tables.

L'événement fut annoncé 15 km à la ronde. Les artères principales, le vieux platane des villages environnants, des planches, des palettes, lorsque la chose est nécessaire, annoncent l'événement. Mikael a posé ses affiches partout.

Place à l'ambiance

Artémis règle sa sono, les instruments et sa lyre s’accordent. Son violon s’apprête à danser jusqu’à l’aube du petit matin. Les notes crétoises partageront bientôt la piste avec les danses d’Attique, de Macédoine et d’ailleurs. La viande s’invite au festin et le vin à la fête.

L’ambiance est torride ! Les aiguilles de l’horloge, bien peu s’en préoccupent et c’est à l’aube du petit jour que le dernier pas de danse saluera le soleil se levant à l’horizon.

Maria cuisine à l’huile d’olive pure, mijote les plats régionaux. La cuisine crétoise n’a aucun secret pour elle. Son lapin mijoté à la casserole est un délice. En saison, impossible d’ignorer son boureki, ses chaussons à l’aneth ou au feta.
Les escargots, les crêpes à la mode de Sfakia, Maria les transforme en petits bonheurs. Si un jour vous passez par là, sachez néanmoins que le village de Megala Chorafia se dénomme aujourd’hui Aptera, vu la proximité de ce site archéologique intéressant, distant à peine d’un petit kilomètre de la taverne, le village a été rebaptisé !


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