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L’enfant abandonné dans l'Antiquité

La mythologie voudrait nous faire croire qu'un enfant abandonné ne meurt pas, que sa seule vocation et de devenir un fondateur. Par exemple : tout le monde connait l'histoire et le destin de Moïseen Egypte et des jumeaux Romulus et Remus, les fondateurs de Rome.

Les nombreuses légendes qui sont parvenues jusqu'à nous en donnent une vision fortement embellie.


L'abandon d'un nouveau-né était chose permise

L’abandon d’un nouveau-né dans l’Antiquité grecque, faisait partie de la vie quotidienne. A cette époque, on l’appelait "exposition".

Un enfant condamné à être abandonné, n’était pas lavé après la coupure du cordon ombilical. En effet, prendre un enfant dans ses bras, prendre la décision de le laver étaient des signes d'une reconnaissance affective.

La décision du père était souveraine

La décision de l’abandon prise par le père, c’était les femmes qui s’en chargeaient. Les garçons, contrairement aux filles, échappaient parfois à la mort car en droit hellénique un garçon recueilli était un esclave. Heureusement tous les enfants ne subissaient pas ce sort barbare. Une naissance était parfois désirée et heureuse. Un rameau d’olivier était suspendu à la porte de la maison pour un garçon, une toison de laine pour une fille. Ces dernières grandissaient auprès de leur mère et s’initiaient au travaux de la laine. Les garçons étaient confiés à des nourrices et dès l’âge de 7 ans à un pédagogue. Les garçons de la campagne étaient rapidement associés aux travaux fermiers.

L'acte d'abandon devint esclavage

Lorsque l’empire va devenir chrétien au IVème siècle, l’exposition d’enfants sera interdite. Elle va prendre une autre forme. Désormais, les enfants seront vendus a des faiseurs d’esclaves ou offerts à l’Eglise qui les dirigera vers un couvent.


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