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La Grèce indépendante

Le Traité de Londres

La Russie, la Grande Bretagne et la France attaquent la flotte turco-égyptienne et imposent au sultan l'indépendance de la Crète. Nous sommes en 1827.

Le traité de Londres sera signé trois années plus tard. Il reconnait l'indépendance de la Grèce et y instaure une monarchie absolue mais le nouvel Etat ne comprend que le Péloponnèse, la Grèce centrale, les Cyclades et les Sporades.

Libre mais asservie

La Grèce est libérée mais la Crète n'en fait pas encore partie. Les frustrations sont nombreuses, le pays est misérable, appauvri et meurtri. Les puissances étrangères estiment qu'ils doivent y instaurer une monarchie, afin de mieux pouvoir préserver les acquis de l'indépendance. Ils désignent d'abord Léopold de Saxe-Cobourg Gotha qui refusera l'offre. Il deviendra finalement le premier roi des Belges !

Otton, roi de Grèce

Un souverain bavarois est ensuite choisi : Otton de Wittelsbach, deuxième fils de Louis I de Bavière. Le souverain entre en Grèce en janvier 1833. Il n'a que 17 ans La Convention de Londres a été signée en 1832 par la Grande-Bretagne, la France, la Bavière et la Russie; elle garantissait l'indépendance du Royaume de Grèce. Le prince Otto, va devenir le roi Otto de Grèce.

Un conseil de régence composé de trois bavarois va diriger le pays jusqu'à sa majorité. Trois millions de Grecs vivent dans le reste de l'Empire ottoman, et 200.000 autres dans les Îles Ioniennes sous contrôle britannique. La volonté de se libérer des influences étrangères et celle de vouloir réunir tous les territoires historiquement grecs deviendront les deux revendications principales dans le pays.

Otton démissionne

Othon en outre, est mal accepté. En 1843 une tentative de coup d'état va obliger Othon à accepter une constitution. Le 23 octobre 1862, Othon qui refusait de démissionner, quitte le trône. La garnison de Nauplie s'est soulevée et l'insurrection fait tache d'huile. En mars 1863 l'Assemblée nationale élit un nouveau roi : Guillaume de Danemark, fils cadet du roi de Danemark et beau-frère du Prince de Galles. Il régnera sous le nom de Georges I.

Sous son règne le territoire grec va s'agrandir. Le pays va tout d'abord récupérer les îles Ioniennes, ainsi que la Thessalie et les territoires de l'Epire.

La Crète de nouveau se soulève

Le drame d'Arkadi

La Crète, une fois encore se soulève, elle se bat pour sa liberté, pour son rattachement à la Grèce. Le 21 août 1866 survint le drame du monastère d'Arkadi, où hommes, femmes et enfants y retranchés, meurent en faisant exploser la poudrière.

Ce drame, va secouer les bonnes consciences européennes. Victor Hugo rendra un vibrant hommage à ce sacrifice et au courage des insurgés en publiant une lettre ouverte dans la presse. Mais personne ne bouge.

Pire : en 1869, la conférence de Paris invite le gouvernement hellénique à s’abstenir de toute action militaire en Crète. Après quelques années de répit, les Crétois de nouveau, fourbissent les armes et les deux communautés vont s'affronter dans des combats de rue.
Le Sultan va poser un acte qui lui sera fatal. Il va demander l'aide de l'Egypte de Mehmet Ali pour réprimer la révolte crétoise. Une erreur qui signera sa perte.

Les Turcs quittent la Crète

La population turque, aidée par le pouvoir égyptien mate la rébellion mais c'est un massacre, cette alliance écrase les insurgés mais les horreurs et les atrocités commises vont balayer les dernières réticences. C'est trop !

Les grandes puissances s'émeuvent, elles exigent enfin de la Turquie qu’elle retire son armée de l’île, tout en promettant que celle-ci restera sous la souveraineté du sultan. Fin 1898, les turcs quittent l'île définitivement et la Crète est désormais placée sous la protection des puissances européennes. Au mois de décembre, le prince Georges, que les grandes puissances ont désigné, arrive en Crète, paré du titre de Haut-commissaire.

Le rattachement à la Grèce est proche

Eleftherios Venizélos, poursuit la lutte contre l'ingérence extérieure. En 1905, éclate la révolution de Thérissos, elle aboutira à la destitution du prince. Le rattachement de la Crète à la Grèce n'est désormais plus une utopie. En 1908, les Crétois déclarent l’Enosis (L’union). Il leur faudra patienter cinq longues années encore, avant de pouvoir enfin le concrétiser


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