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Les Vénitiens en Crète

Depuis 824 les Sarrasins (Musulmans de l'époque médiévale ) occupent la Crète. L'ile est devenue une base de piraterie. La traversée de la Méditerranée orientale est désormais hasardeuse Byzance se doit d'agir car les échanges commerciaux sont en péril. En 961 le général Nicéphore Phokas reprend Héraklion et mètre après mètre reconquiert toute la Crète.

Le christianisme s'y développe à nouveau.

Les croisés installent le compte Baudouin de Flandre et de Hainaut sur le trône. Sous le nom de Baudouin I, il va morceler l'empire grec. Il offrit le royaume de Salonique et la Crète à Boniface de Montferrat.

Cet île s'avère être un lourd fardeau, un cadeau plutôt empoisonné pour cet homme qui ne pouvait ni gérer, ni protéger sa nouvelle acquisition. Un accord secret sera signé en août 1204 entre Boniface et Enrico Dandolo le doge de Venise. La Crète est cédée à ce dernier pour 1.000 marks d'argent, c'est-à-dire 500 ducats d'or.

La possession de la Crète permettra à Venise de prendre le contrôle des îles situées au Sud et de devenir le maître suprême des mers. Mais Venise devait garder un œil également sur toutes ses nouvelles conquêtes dans le Péloponnèse et dans la mer Egée. Comment être partout a la fois ?

Les Génois vont en profiter: Conduits par le comte de Malte, Enrico Piscator, ils vont prendre le contrôle d'une large partie de la Crète sans rencontrer une importante résistance locale. Chania, Réthymnon sont entre leurs mains. Ces places fortes, ils vont les consolider, d'autres fortifications ils vont construire et tenter de résister à Venise. Ce dernier va tenter de reconquérir la Crète, il y parviendra en 1217.

Les Vénitiens tentent d'affaiblir l'Eglise orthodoxe.

Au fur et à mesure que des sièges épiscopaux deviennent vacants, les titulaires sont remplacés par des évêques catholiques. Le diocèse de l'église Catholique Romaine de la Crète est placé désormais sous l'autorité du patriarche latin de Constantinople.

Les papes d'Avignon :Jean XXII, Urbain V et Grégoire XI, vont promouvoir une politique qualifiée d'uniate afin de niveler les différences et d'encourager les conversions des clercs grecs au catholicisme. L'église de Rome bâtira de nombreux monastères et églises. Les protopapadés dorénavant y conduisent la liturgie et les prières en présence et en coopération avec les prêtres catholiques.
Les protopapadés sont toujours ordonnés dans la tradition orthodoxe mais ils doivent faire la promesse d'être uniates, c'est-à-dire en faveur de l'union des deux églises, l'Orthodoxe et la Catholique. Ils devaient en outre reconnaître la souveraineté du pape.


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