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Le sujet de la semaine du 25 mai 2015

L'Europe mise à mal

Les électeurs dans de nombreux pays tournent le dos aux partis traditionnels en faveur des mouvements radicaux, populistes ou nationalistes qui blâment l'euro et l'UE pour les années de difficultés et le chômage élevé.

Le parti de la gauche radicale Syriza en Grèce est le premier à conquérir le pouvoir, promettant une rébellion contre la politique économique de l'Europe.

On étudie les conséquences probables

La sortie de la Grèce de la zone euro est probablement gérable, mais les risques ne doivent pas être sous-estimés

Moody s'attend à ce que la Grèce parvienne à un accord avec ses créanciers et évitera la faillite. Cependant, le manque de progrès réalisé jusqu'ici signifie que la possibilité d'une faillite augmente.

L'impact d'une sortie de la Grèce ne devrait pas être sous-estimée, elle pourrait provoquer un choc de confiance et des turbulences sur les marchés des obligations d'État.

Il n'y aura pas d'accord avec la Grèce sans le FMI

Il n'y aura pas d'accord avec la Grèce sans le FMI, telle est la position de Berlin, la participation du FMI dans le sauvetage de la Grèce est désormais une exigence.

La chancelière allemande Angela Merkel, un jour plus tôt dans la capitale lettone, avait déclaré qu'il avait encore beaucoup à faire, pour qu'Athènes puisse parvenir à un accord avec ses trois créanciers, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque centrale européenne (BCE) et l'Union européenne (UE).

Tsipras a rencontré la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande, il a eu des entretiens avec le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, mais le coup de pouce que la partie grecque avait espéré n'est pas venu.

Parlant à Rio de Janeiro, le directeur général du FMI Christine Lagarde a convenu que beaucoup restait à faire pour un accord, qu'il faut une approche globale, non pas un travail bâclé.

On est loin d'un accord

Il n'y a toujours pas d'accord sur les objectifs budgétaires pour cette année et les années à venir, ni sur les changements à l'impôt sur la valeur ajoutée. Les prêteurs insistent qu'il devrait y avoir deux taux, tandis qu'Athènes veut conserver trois, comme cela est le cas actuellement. D'autres questions importantes, comme les privatisations, la réforme du travail, les prêts non performants doivent également être discutés.

Une aphyxie financière

Les banques ont également reçu deux grands coups, citons la détérioration dramatique des liquidités et la flambée des créances douteuses. Il se dit que depuis le début de l'année, que la fuite des dépôts a dépassé les 30 milliards d'euros ! Quant au niveau de dépôts privés, il était fin mars, au plus bas depuis février 2005 !

Les finances publiques grecques sont à sec et les entreprises, ceux qui sont fournisseurs de l’État, souffrent de voir s’éterniser les négociations entre Athènes et ses créanciers. Ils ne sont plus payés, certains depuis septembre ! Des chantiers sont à l'arrêt, des livraisons supprimées. Cette aphyxie financière fait mal, très mal.

Un autre problème de l'UE semblait éclipser le sommet de Riga après que le Premier ministre britannique David Cameron ai déclaré qu'il était déterminé à renégocier l'adhésion de la Grande-Bretagne avec l'UE ! Au "Grexit" viendra s'ajouter le "Brexit" !

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