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Le sujet de la semaine du 16 novembre 2015

Un sujet alarmant et préoccupant

La France meurtrie, pleure ses morts, victimes de la barbarie, du fanatisme. L’immigration, son intégration difficile, la radicalisation d’une certaine jeunesse, sont de tristes réalités et la venue en Europe de milliers d’immigrants, fuyant la guerre et sa misère, est difficilement et souvent mal gérée. A Paris, un des kamikazes venait de la Syrie et vait été enregistré en Grèce, sur l'île de Lesbos, il y a un mois.

Cette semaine, une embarcation en bois transportant des dizaines de migrants a coulé au large de la côte turque, 14 personnes, dont sept enfants, sont restés piégés dans la cabine. Une autre embarcation de fortune, a sombré au large de la côte d'Izmir, quatre personnes sont portées disparues.

Environ 125.000 réfugiés sont arrivés à Lesbos de la Turquie, seulement en Octobre ! Plus de 791.000 sont arrivés par mer depuis Janvier ! Parmi cet afflux important, des femmes, des enfants, des nourrissons.

Des bénévoles aident les enfants à terminer leurs procédures d'asile (la loi ne permet pas aux enfants de moins de 14 ans d’introduire une demande d'asile s’ils ne sont pas accompagnés d'un adulte).

Jusqu'à cet été, le bureau du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à Athènes ne comptait qu’une dizaine d’employés, des gars en costumes, non formés en gestion de crise. Ils sont beaucoup plus nombreux sur l'île, mais pour beaucoup, c’est leur première expérience. De plus, le gouvernement grec est dans une détresse économique grave et n’a pas la capacité de prendre le contrôle, les enregistrements sont baclés et sommaires. Quant à l’Union européenne étranglée par la politique, elle lutte pour définir une politique commune de migration. Le gouvernement grec, a dépensé 1,5 milliards d’euros au cours des 18 derniers mois, selon le bureau du ministre de la migration grecque Yiannis Mouzalas. Pendant ce temps, la Commission européenne a jusqu'à présent sorti seulement 42 millions d'euros des 259 millions d'euros attribués au pays.

Au moins 660.770, sont arrivés en Grèce depuis le début de l'année, comme le montrent les données publiées par l'Organisation des Nations Unies. Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a averti que la situation dans Lesvos est marginale, avec des milliers de personnes, y compris des femmes, des enfants et des nourrissons qui dorment à l'air libre et il est estimé qu'au moins 3.460 personnes se sont noyées dans la mer Méditerranée ! Avec l'hiver qui approche, les conditions d'accueil sont nettement insuffisantes. On estime à 16.000 immigrants et réfugiés le nombre de personnes, alors que l'infrastructure créée est capable d'accueillir seulement 2800 personnes !

Immigration et radicalisation deux défis de société préoccupants ! Qui aura la solution ?

Le sujet de la semaine du 23 novembre 2015

Un sujet préoccupant

A l’heure où la chasse aux djihadistes s’élargit après les attentats de Paris de la semaine dernière, en Belgique et en France, les autorités en Grèce avouent qu'il est pratiquement impossible de dépister parmi les migrants qui arrivent, les individus dangereux sans renseignements antérieurs, c’est-à-dire, déjà inscrits dans la base de données, presque impossible», explique Dimitris Amountzias, capitaine de police en charge de la Moria, principal camp de l'enregistrement de la Grèce sur l'île de Lesbos.

Au camp, des dizaines de migrants et de réfugiés sont dans la file d'attente pour donner leurs empreintes digitales, une photo prise, puis être interrogés par des agents de l'Agence européenne des frontières Frontex. Un contrôle de sécurité apparemment détaillé, mais les djihadistes ont déjà prouvé qu'ils peuvent le contourner avec aisance. Abdelhamid Abaaoud, est parti en Syrie et est revenu, sans être détecté !

Le Ministre de l'Intérieur français, Bernard Cazeneuve a suggéré cette semaine qu’Abaaoud, qui a été tué dans un raid de la police mercredi à Paris, aurait traversé la Grèce. Athènes a nié vendredi. «Jusqu'à aujourd'hui, aucune source n'a fourni une preuve pour confirmer cette allégation," a-t-elle déclaré. La police grecque cherchait Abaaoud à Athènes en Janvier dernier, après un raid de la police belge dans la ville de Verviers À l'époque, un téléphone portable a fait des appels au groupe de terroristes de Verviers de la Grèce. Un algérien fut arrêté lors d'un raid dans le quartier d'Athènes : Pangrati, mais Abaaoud lui, n'a jamais été retrouvé.

Grâce à la base de données des empreintes digitales de la Grèce - et un passeport trouvés près de la scène de l'attaque, les autorités françaises et grecques ont pu déterminer que l'un des hommes qui s’est fait exploser à l'extérieur du Stade de France le 13 Novembre fut enregistré comme réfugié syrien sur l'île de Leros, le 3 Octobre. De même, un deuxième kamikaze du Stade de France, avait traversé la Grèce se faisant passer pour un migrant. Les trois kamikazes du Stade de France ont été contrôlés ensemble en Grèce le 3 octobre dernier, a annoncé aujourd'hui le procureur de Paris, après identification du second.

La police grecque, ses officiers font de leur mieux dans les lignes directrices actuelles. Il n'y a pas un seul officier ici qui laisserait un migrant partir, sans d'abord prendre ses empreintes digitales. Le Ministre de l'Intérieur suppléant Nikos Toskas a pris une position similaire vendredi lors d'une réunion ministérielle d'urgence à Bruxelles. " les réfugiés sont contrôlés et identifiés en vertu des règles européennes", a déclaré Toskas.

Les migrants ne peuvent pas acheter des billets de ferry au large de l'île sans subir l'enregistrement de la police, mais des faux documents, de faux papiers et documents circulent. Un gang de faussaires présumés, la plupart d'entre eux Pakistanais, ont été arrêtés à Lesvos mercredi. Le flux est loin de se tarir. Environ 6.000 réfugiés ont traversé la frontière au cours des dernières 24 heures à Idomeni, attendant de traverser le territoire de la république Macédonienne, ex-Yougoslave.

Parmi ceux-ci, 3000 sont porteurs de passeports syriens, irakiens et afghans, attendant de traverser le territoire de l'ARYM. Les 3.000 autres sont détenteurs d'un passeport à qui le statut de réfugié n’est pas reconnu.

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