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Macédoine ou F.Y.R.O.M.

Les relations avec ce jeune pays ne sont pas au beau fixe car la Grèce refuse catégoriquement de le reconnaitre sous la dénomination de "Nouvelle République de Macédoine . Ce différend dure depuis des années, depuis que Skopje a déclaré son indépendance en 1991.

La Macedoine candidate à l'Europe il empêche ce jeune pays "sans nom" de poursuivre son intégration européenne , de rejoindre les forces de l'OTAN. L'adhésion de cette jeune république aux Nations unis, s'est faite sous le nom de :F.Y.R.O.M en 1993.

Un sujet délicat

Le refus grec est de nature "historique". En effet, la Grèce estime que le nom "Macédoine fait partie de son passé, de son histoire, il fait référence aux règnes de Philippe II et de son fils Alexandre le Grand.

Ces sujets sont, pour la Grèce, des références helléniques. En outre, la province de Macédoine existe sur le territoire grec et personne n'a oublié les prétentions territoriales de Tito qui rêvait de refaire la Grande Macédoine avec Salonique comme capitale pour acquérir un accès a la mer. La Serbie par la voix de Vuk Jeremić a dit récemment "comprendre" l’opinion de la Grèce sur la question du nom du pays dont la capitale est Skopje.

Pourtant, comprendre ce désaccord existant entre le F.Y.R.O.M. ou ARYM [Ancienne République Yougoslave de Macédoine) et l'Etat grec qui a déposé son véto, est peut-être difficilement compréhensible pour un non-grec.

Que disent les livres d'Histoire

Il est vrai que les livres qui nous enseignent l'Histoire dès l'école primaire différent souvent d'un pays à l'autre. Leur but étant d'enseigner et de cultiver le sentiment patriotique dès le plus jeune âge. Il y a cinquante ans en Belgique, les enfants apprenaient que Jules César aurait dit que: De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves. La Belgique existait-elle à cette époque ?

Toujours en Belgique : la province du Luxembourg jouxte le Grand Duché de Luxembourg sans aucun problème mais nous ne sommes pas dans les Balkans, régions instables politiquement et géographiquement, où religions et ethnies différentes cohabitent mais s'acceptent difficilement.
Georges Papandreou, le nouveau Premier ministre de Grèce a rencontré en novembre,2009, son homologue du F.Y.R.O.M, monsieur Gruevski et une fois de plus, les parties se sont quittés sans avoir réaliser la moindre ouverture.

Les Grecs font leurs emplettes en Macédoine

Nombreux sont les grecs frontaliers qui traversent la frontière pour faire leur emplettes. Pour eux, les conflits diplomatiques sur l'appellation du pays appartiennent aux politiciens. En Macédoine, tout est beaucoup moins cher. Marchandises et services sont de 40 a 50% en-dessous des prix appliqués à Salonique ou ailleurs en Grèce. C'est cela qui leur importe !

Ce différend exige une part de bonne volonté.

Monsieur Papandréou, début 2010 a une fois encore insisté sur le fait que son pays a l'intention de collaborer avec les dirigeants du FYROM, de les aider à adhérer à l'OTAN et à l'Union Européenne, mais en insistant sur la position ferme de la Grèce qui concerne l'appellation future de cette nouvelle république. Le FYROM, selon le gouvernement grec, doit choisir un nom qui montrera sans équivoque la différenciation géographique entre la province de la Macédoine grecque et de celle de la FYROM, étant donné qu'il s'agit de deux peuples et de deux civilisations différentes.

Les guerres balkaniques

Ce jeune pays de Macédoine est habité aujourd'hui par une importante communauté albanaise et par une petite minorité turque. Ces deux communautés de religion musulmane représentent 35% de la population de ce pays aujourd'hui sans nom. Sa population orthodoxe est d'origine serbe et bulgare. Le mélange de ses deux langues a donné naissance à la langue actuelle.

Petit rappel historique

Depuis 1371 et durant cinq siècles le FYROM (Ou la Nouvelle République de Macédoine) fut occupé par l'empire ottoman. Une triple coalisation formée par la Grèce, la Serbie et la Bulgarie, lors de la première guerre des Balkans (1912-1913) chassera les Turcs de la région.

Les coalisés ne parviendront pas a trouver un terrain d'entente sur le partage de la Macédoine et le Traité de Londres ne satisfera pas les parties concernées. La Bulgarie qui estime avoir payé le prix fort dans cet engagement militaire, s'est octroyée et occupe la plus vaste partie de la région. Elle se sait forte car elle possède la plus forte armée de la coalisation. Mais Serbes et Grecs vont en découdre avec elle, aidés par la Turquie et la Roumanie. Cette deuxième guerre des Balkans s'achèvera par la victoire des coalisés. La Grèce va agrandir son territoire sur le continent et la Crète y sera rattachée.

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