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Bien loin d'un accord

Athènes utilise et se réfère au droit international comme guide pour délimiter et justifier la zone économique exclusive (ZEE), tandis qu'Ankara veut négocier et obtenir un accord bilatéral. Les points de vue sont actuellement divergents et bien loin d'un possible accord.

La Turquie fait valoir que les îles grecques situées à proximité de la côte turque, ne doivent pas être prises en compte lors de la détermination de la zone économique et que la ligne médiane de la mer Egée devra être définie comme une frontière.

La Grèce revendique le droit de la mer, pour affirmer que toutes les îles doivent être prises en compte lors de la définition de la ZEE. La Grèce a d'ailleurs récemment envoyé une note diplomatique à l'ONU, se plaignant que la Turquie avait délivré des permis à une société désignée pour entreprendre des recherches de gaz et de pétrole dans des zones situées su le plateau continental grec, affirmant catégoriquement qu'Athènes résistera à toute tentative de la Turquie, de vouloir exploiter des zones qu'elle considère abusivement siennes.

Elle ne finit pas de naître

Tayyip Erdogan se préoccupe de la minorité turque séjournant en Thrace, à Athènes et ailleurs. Il avait proposé au Premier ministre grec de payer les frais de la construction de la mosquée d’Athènes, qui se fait attendre depuis presque quinze longues années.

Des associations musulmanes ont réagi, opposées qu’elles sont à cette offre. Elles refusent que la Turquie puisse apparaître comme le protecteur de la religion musulmane, ils disent vouloir la pratiquer en toute sécurité et indépendance, dans un respect mutuel.

Il se dit, mais rien n’est moins sûr, que l’existence de la Grande mosquée mettra fin à une situation jugée inacceptable, qui voit des centaines de sous-sols, garages et autres lieux, transformés à Athènes et en Attique, en lieux de culte. De nombreuses voix critiques dénoncent la Grèce, l’accusant de ne pas respecter la liberté religieuse des musulmans.

Le grand métropolitain Séraphin du Pirée, juge la décision de construction de la mosquée illégale, contraire à la Constitution et anti-grecque, il a fait appel auprès du Conseil d'Etat. Le gouvernement déclare que cela ne peut aucunement entraver la construction de la mosquée, qui pourra commencer à tout moment.

Ankara s'impatiente, elle n’a pas hésité à plusieurs reprises de dénoncer la Grèce auprès de l'Organisation de la Conférence islamique, rappelant que la Grèce qui possède trois patriarcats dans les pays musulmans ne respecte pas chez elle, la liberté religieuse des minorités.

Tout a un coût, le budget alloué à la construction de la mosquée est de 846.000 euros. Elle devrait être construite dans la région d'Elianos, à l'ouest d'Athènes, en zone verte, sur un terrain appartenant à l’armée. Elle devrait mais tout n’est toujours que projet, ...... attente pour d’autres.

Promise, sa venue se fait attendre, car les réticences, les oppositions religieuses, culturelles et politiques sont fortes. L’Histoire récente des quatre siècles d’occupation ottomane et musulmane attise les blessures, reconnaître officiellement la religion de plus de 500.000 turcs vivant dans le pays, à tort ou à raison, en Grèce, cela fait peur!

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