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C'est malheureusement, une triste vérité!

Transparency International a annonce que la Grèce est le pays européen le plus corrompu, ce parmi les 27. La Grèce se trouve mondialement, à la 94ème place ! Ce constat devrait inciter l'Union Européenne à mieux contrôler les Etats membres.

Le changement? Depuis quelques années ans à peine!

Il est vrai, souvent on l'ignore, que la Grèce lors de son entrée dans l'Union, possédait une administration pléthorique et fortement corrompue. Nombre de données étaient consignées dans de lourds registres, transcrits manuellement. L'informatisation était quasi naissante.

Entre 1974 et 2005 3.430 lois ont été votés, rarement appliqués, car noyés dans l'opacité des dizaines de milliers de décrets parlementaires, de décisions, émanant des Conseils régionaux et des préfectures. Ces milliers de décrets n'avaient pas la présomption de transparence! La législation administrative était des plus complexes. Ouvrir une entreprise de fabrication nécessitait 216 documents divers !

L'absence de contrôles

Encore aujourd'hui, en Grèce, n’existe quasi aucune possibilité de contrôler l'usage fait des subventions acquises, pas plus d'ailleurs, qu'il n'existe une instance supérieure légale, qui contrôlerait les différents services des ministère. L'Administration se modernise peu à peu, les fonctionnaires sont de mieux en mieux formés, mais failles et lacunes sont innombrables!

Quelques exemples

De nombreux contribuable crétois ont trouvé une manière simple de voler l'Etat, comment? Tout simplement en effectuant des dons virtuels aux clubs sportifs de l'île ! Les dommages causés à l'Etat grec, qui durant des années a contrôlé bien peu de dossiers fiscaux, sont supérieurs à 2 millions d'euros. La SDOE, les employés du fisc, se sont mis au travail, les années 2006, 2007, 2008 et 2009 ont été survolés suffisamment pour débusquer 850 cas de générosité fictive. Mieux encore, 6.274 agriculteurs en Crète, à l’aide de fausses factures, de fausses déclarations à la TVA, ont grugé l’Etat de près de 10 millions d'euros!

L'exode des capitaux et de l'épargne

Puis, il y a les nantis, ceux qui gravitent dans le monde de la haute finance. La libre circulation des capitaux permet à des milliards d'euros de voyager dans le monde par quelques touches et un clic sur le clavier de son ordinateur. Les placements grecs sur des comptes bancaires à l'étranger représentent bien peu par rapport à ce flux de milliards de dollars, qui circulent hors de portée des autorités fiscales. Les instruments financiers et leurs dérivés qui permettent d'échapper à l'impôt sont nombreux.

Selon les données de la Banque centrale de Grèce, 70 milliards d'euros de dépôts ont été retirés du système bancaire grec depuis 2009, 25 milliards d'euros auraient rejoints l'étranger. Les actifs détenus par des Grecs en Suisse et dans des sociétés offshore sont estimés à plus de 250 milliards d'euros.

Les reproches ne peuvent suffire!

Les hauts fonctionnaires de l'UE ont à maintes reprises reproché au gouvernement grec de ne pas en faire assez pour lutter contre l'évasion fiscale des riches, rien que des reproches, mais ils imposent que l’on s’attaque aux ouvriers, aux fonctionnaires et aux retraités.

Une plainte déposée en octobre 2010, accuse trois ministres, qui investissaient dans l'immobilier de luxe, de blanchiment d'argent, de fraude et d'avoir avec la complicité d'un avocat, sorti l'argent de la Grèce, via une banque étrangère et des sociétés offshore. Le président du Parlement Evangelos Meimarakis, cité dans la plainte, a suspendu ses fonctions en attendant les résultats de l'enquête. Les deux autres personnes sont des anciens ministres du gouvernement Karamanlis, à savoir, Michalis Liapis, ancien ministre des transports et des communications et George Voulgarakis, ancien ministre de l'ordre public. Tous trois appartiennent au parti de la Nouvelle démocratie.

Ce n’est pas tout ! des Députés en fonction et des anciens, des journalistes, des hôteliers, des joueurs de football, sont inclus dans une nouvelle liste de 1.747 contribuables, vérifiés pour "enrichissement soudain" par la criminalité financière. Leurs noms ont émergé en 2011 à travers les processus Elenxis, système de contrôle automatique. En Avril 2011, le ministère des Finances fut chargé de faire un contrôle approfondi sur ces 1747 contribuables. Les mois ont passé et après une demi-année, on constate que rien n’a avancé!

Attendons pour voir!

Le 3 Octobre dernier, le vice-ministre des Finances George Mavraganis a ordonné une enquête fiscale sur plus de 50.000 citoyens qui ont transféré un total de 22 milliards d'euros vers des banques étrangères entre 2009 et 2011. Il se dit que trois milles personnes auraient transféré plus d'un million d'euros!

Dans les cas où faute serait établie, le ministère affirme que des amendes seront imposées et les biens saisis. Comme disent les Grecs: que puis-je faire? Attendre pour voir!

Mais nos politiciens ne devraient pas omettre et oublier les promesses faites, dans le but de se faire élire. Ils doivent se rappeler qu'ils ont promis de moderniser l'Etat, de récompenser la méritocratie et de promouvoir la transparence, tout comme le gouvernement actuel, attendons et espérons ......

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