bannecrete.jpg

Trois familles ont mené la Grèce au bord du gouffre

Le jeune Papandreou, tout comme son pays déprime Pour certains, la Grèce serait comparable à une démocratie féodale, ruinée par trois familles qui ont dévasté le pays, obligeant le peuple, serviable et corvéable à merci de payer le coût des erreurs passées.

Ces élites familiales ont pour nom : Mitsotakis, Karamanlis, Papandreou.


Le dernier des Papandreou

Le jeune Papandréou, qui a connu et gouverné sous la pression de la Troïka, savait ce qui va mal ! ! Il le sait et ce depuis des décennies. Depuis la gouvernance de son grand-père, il a assumé des responsabilités politiques !

Il connaît ces problèmes !

L’argent achetait tout et tout était à vendre : les amis, les appuis, les privilèges. Son beau pays traîne un monstre bureaucratique. Une personne sur quatre travaillait et travaille encore aujourd’hui à l’Etat, les riches éludent l’impôt, les moins nantis survivent grâce au travail en noir et les autres de pots de vin. Encore hier, avant que la crise n’éclate, pour placer l’un des siens dans l’Administration, il fallait avoir des relations, si possible haut placés.

Les trois dynasties

L’histoire de ces trois dynasties grecques débuta lorsque le grand-père Georges Papandreou devint le gouverneur des îles de la mer Egée en 1917. Il sera nommé ministre en 1930, deviendra Premier ministre en 64 pour trois petites années. Puis ce furent les années de la dictature des Colonels. Lorsque la dictature militaire prit fin en 1974, Georges Papandreou revint à Athènes sous la liesse populaire.

Le fils Papandreou et le petit neveu de Venizélos

Son fils Andreas Papandréou va fonder le parti socialiste grec et dirigera le pays de 81 à 89, servant sa clientèle, distribuant privilèges, avantages et pouvoir, sans trop se préoccuper de la dette publique gonflante. En 1978, Konstantinos Mitsotakis, neveu d’Eleftherios Venizélos, entre au nouveau parti la "Nea Dimokratia" de Konstantinos Karamanlis, il deviendra ministre de la coordination économique de 1978 à 1980, puis ministre des affaires étrangères de 1980 à 1981. Puis consécration suprême, Konstantinos Mitsotakis sera le Premier ministre de la Grèce en 1990.

Il en fait trop !

Il va réduire les dépenses en s’attaquant à la fonction publique. En politique extérieure, il va rouvrir les bases militaires américaines, reprendre ses obligations envers l’OTAN. Ses décisions vont déplaire, il ne sera plus réélu. Simitis en intermède, mettra fin provisoirement au règne des trois dynasties familiales. Il portera la Gauche au pouvoir, sera Premier ministre de 1996 à 2004.

Un nouveau Karamanlis !

Puis arriva, le jeune neveu Karamanlis promettant de moderniser le pays. Au lieu des réformes promises, le peuple va découvrir les scandales passées et tant de sommes folles dilapidées, comme celles des fonds de pension ! Mais le pire est à venir ! Sous son mandat, le déficit national va doubler. Pour être réélu, il va créer des dizaines de milliers de postes inutiles pour des jeunes fonctionnaires, il va falsifier les données financières pour permettre l’accession de son pays dans l’Union européenne. Presque obligé, il quittera la présidence de son parti.

La fille Mitsotakis

La fille de Mitsotakis fut maire d'Athènes La souriante fille de Konstantinos, Dora Mitsotakis, ancienne maire d'Athènes, toujours opportuniste, va tenter sa chance, mais sur son chemin, un certain Antoni Samaras va briser ses desseins présidentiels. Elle s’empressera de créer un nouveau parti, L’Alliance Démocratique Républicaine et elle semble attendre patiemment son heure. Samedi dernier, au Comité central de son parti, elle s'est dite partisane à la création d'un gouvernement de crise, constitué des anciens Premiers ministres K Mitsotakis, K Simitis et K Karamanlis.
Pour illustrer la gravité du moment, elle a paraphrasé John F. Kennedy : "Il est temps de penser à ce que nous faisons pour notre pays et non à ce que la Patrie va faire pour nous."

Le petit-fils Papandreou

Aujourd’hui, le petit-fils Papandreou est au bord de la déprime, tout comme son pays en état virtuel de faillite. Le petit Georges doit éliminer, réduire toute chose qui coûte; doit instaurer, augmenter toute chose qui rapporte et son coriace rival, Samaras en profite habilement, parfois même avec démagogie. Il promet la réduction des impôts, il promet de négocier avec la Troïka pour réduire les mesures d’austérité, il appelle à de nouvelles élections, refuse de prendre part dans la formation d’un gouvernement d’unité national, sachant que la popularité de son rival Papandreou est en chute libre.

Méprisés, et pourtant ....

Les mesures d’austérité semblent étrangler l’économie. Salaires, pensions et avantages s sociaux sont rognés, 200.000 emplois sont perdus et pourtant les employés de la Chambre ont conservé leur quatorzième mois ! La rue parle de sa classe politique dirigeante avec mépris, l’accusant d’avoir pillé le pays. La rue tombe sous le charme et les discours populistes d'un jeune loup, Tsipras. Phénomène plus inquiétant, un parti néo-nazi est légitimé, posséde ses représentants au Parlement. Le pas est en crise danger!


Retour à "Le quotidien grec"


Retour à la page d'Accueil