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L'île de Tinos au 15 août, prise d'assaut

Tinos, île des Cyclades, voit affluer depuis plus de trois siècles, des milliers de croyants vers son sanctuaire. Cette île des Cyclades est le lieu de pèlerinage le plus important de la Grèce contemporaine. Le sanctuaire qui domine la ville portuaire de Hora, abrite l’icône de la Vierge Marie (La Panagia).

Comment tout a commencé

Une icône liée à l’Histoire Nationale.

L'icône de la Vierge est vénérée le 15 août dans toute la Grèce L’icône aurait été miraculeusement épargnée, demeurant cachée durant six siècles sous les décombres de la petite église que détruisirent et brûlèrent les Sarrasins en l’an 1200. Sa découverte en 1823, coïncide avec le début du soulèvement national contre l’occupant Ottoman, qui opprimait le pays depuis plus de quatre siècles. Le sanctuaire construit sur les ruines de l'ancienne église, abrite également une mausolée, dédiée aux marins-soldats de l’Elli, un navire de guerre grec, coulé par les Italiens lors de la Seconde Guerre mondiale. Les forces de l’Armée grecque y rappellent l'événement le 25 mars, date de la première fête nationale grecque, qui coïncide avec la fête de la Dormition de la Vierge.

Pourquoi viennent-ils ?

Près de deux siècles ont passé depuis que la Grèce existe comme Etat libre et la connotation patriotique de ce lieu de dévotion s’est fortement estompée.
Ces milliers de Grecs qui viennent le 15 août à Tinos, prient pour la concrétisation d’un souhait qui leur est cher, ils effectuent une démarche personnelle. Ils sont là pour voir l’icône, pour l’effleurer d’un baiser. Cette icône est reconnue comme miraculeuse. Il se dit qu’elle fut promenée dans l’île, lorsque la peste y sévissait et que le fléau brusquement prit fin, épargnant des milliers de vie. Le spectacle est impressionnant. Sur le long boulevard qui conduit vers l’église, des dizaines de dévots rejoignent le sanctuaire sur les genoux. Chacun y amène sa foi, ses espérances et son cierge, dont la longueur doit être directement proportionnelle à l’importance de la supplique, car certains font plus d’un mètre de long !

Tinos la pudique est envoutante

Les charmes de l'île ne sont pas immédiatement apparents. Sa beauté est pudique et la première impression, lorsque le ferry approche le port est l’anarchie des constructions, le manque d'esthétique.

Impression complètement erronée, fausse, car l'esthétique des constructions a tôt fait de vous surprendre.

Les créations artistiques des portails, la beauté des façades et ce bleu et blanc omniprésent, propre aux îles des Cyclades, ont tôt fait de vous charmer.


Vie rurale et traditions y sont conservées

Ses pigeonniers

Tinos a conservé son authenticité rurale et ses traditions. Les centaines de pigeonniers que compte l'île sont des chefs-d’œuvre de raffinement. C’est durant la période d’occupation Vénitienne que les habitants de Tinos se sont initiés à l’élevage des pigeons. Ces derniers, étaient des messagers performants et sont appréciés pour leur chair.

Son marbre

Les carrières de Tinos ne sont plus exploitées. Son marbre par le passé a été exporté et utilisé lors de la construction du Louvre. Aujourd’hui, ce n’est plus son marbre blanc qui est exploité mais les tonnes de lait frais que la coopérative de l’île embouteille chaque jour.

Visiter Tinos

Quelques sites seulement, sont ici énumérés, mais les possibilités sont immenses !
Volax ou Volokas est l'un des villages les plus connus, son environnement à l’aspect lunaire, partiellement habité surprend le visiteur. Son amphithéâtre de près de 400 places, accueille durant l’été manifestations musicales et théâtrales.
L’imposant rocher d’Exombourgo domine le paysage. Le fort médiéval vénitien, situé sur une colline escarpée à 640 mètres d’altitude, offre une vue panoramique de l'île. Au pied de la colline se trouve un complexe catholique romain dédié à Notre-Dame de Lourdes, qui célèbre sa fête en Juillet.
Les villages verdoyants du Kardiani et d’Ysternia, surplombent la mer Egée, Ktikado, un village pittoresque offre a une vue superbe sur la vallée. La plage de Kionia est renommée comme étant la meilleure de l'île.
Pyrgos, un des villages les plus importants et les plus pittoresques de Tinos, se trouve à 27 kilomètres du port. Une branche de l'Ecole Nationale des Beaux-arts se trouve ici. Panormos, village balnéaire, possède un port pittoresque, un endroit idéal pour déguster les fruits de mer et un bon verre d’ouzo.
L’ancien village de Falatados a conservé son authenticité, La plage isolée et magnifique de Livada sur la rive nord est à voir. Pour ceux qui aiment l’insolite, à Steni existait la possibilité de dormir au monastère de Kechrovouniou, je ne sais si cette éventualité existe encore aujourd’hui. C’est ici que serait apparue la Vierge à une religieuse, nommée sœur Pélagie, en 1822, lui indiquant l’endroit où était enfouie l’icône. Aujourd'hui, la cellule où sœur Pélagia et sa vision contient un coffre, dans lequel est conservée sa tête…embaumée !

S'offrir une mini-croisière de rêve

Aujourd’hui, la possibilité de rejoindre l’île, en partant de la Crète, plus précisément d’Heraklion existe en s’offrant un court séjour à Santorini. Une mini-croisière bien agréable !

A Heraklion, pour Santorini, existent six liaisons par semaine. Il vous faut compter quatre heures de traversée. Santorini, une vraie carte postale, mérite que l’on s’y attarde durant une ou deux journées. Un autre ferry vous amènera ensuite à Tinos, la traversée est de 7 heures.

D'autres destinations possibles

Outre Santorini, Tinos est relié par ferry à l’île d'Andros (1 heure et demie), Mykonos (40 minutes), Naxos (1 heure et demie), Paros (2 heures), Syros (30 minutes). Les possibilités sont nombreuses pour ceux qui désirent s’offrir quelques jours d’escapade en s’évadant de la Crète ! Bien sûr, du port du Pirée, l’île de Tinos est également accessible.

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