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Les brèves de la semaine du 28 septembre 2015

Le sujet de la semaine du 28 septembre 2015

Je ne peux résister à l'envie de partager avec vous ce témoignage exprimé avec des mots justes, tellement de cœur et de véracité.

Auteur P-Y Gomez : Courant pour une écologie Humaine

« Où que me porte mon voyage, la Grèce me blesse ». Je me souviens de ce vers scandant le poème de Seféris, que, dans les années 1970, Mélina Mercouri exilée de son pays par la dictature des colonels, chantait dans toute l’Europe libre. La plainte, « Où que me porte mon voyage, la Grèce me blesse » agissait sur notre conscience d’européens comme un aiguillon. Et comme une espérance pour nos peuples.

Un jour la Grèce libre serait accueillie dans une Europe libre. Un jour, les peuples libres de l’Europe s’accueilleront mutuellement. Ce jour semblait venu le 1er janvier 1981 quand la Grèce fit son entrée dans ce qui s’appelait encore la Communauté européenne. Ce fut la volonté et l’honneur de la France giscardienne de l’y recevoir. Pourtant la Grèce n’avait aucune chance d’atteindre rapidement le niveau de pays industrialisés eux, depuis des décennies. C’était un pays pauvre, mal organisé, sans beaucoup de ressources, sans tradition manufacturière ni étatique solide. Mais ce n’était pas un PIB que nous accueillions dans la Communauté, ni une place financière, ni une perspective d’investissement juteux. C’était un peuple. C’était Athènes et la mer Egée. C’était notre histoire européenne.

Il aurait fallu être conséquent. Déployer un projet politique à la hauteur de cette Europe imaginaire. Ce n’est pas ce que nous avons fait. Quand il fallut donner un témoignage indiscutable de notre destin commun, nous avons accueilli la Grèce dans la zone euro en 1999. En guise de destin, nous lui avons offert un avenir financier. Même s’il était évident que pour tout économiste formé aux travaux de Robert Mundell, la disparité entre les économies nationales jetait sur cet avenir une malédiction initiale.

Pour la démentir, nous avons inondé la Grèce de financements bruxellois. L’objectif était de créer des équipements publics modernes. Les travaux publics, c’est bien connu depuis Keynes, sont les catalyseurs de la croissance économique. Avec l’argent du budget européen, les entreprises européennes ont donc construit des routes, des ponts et, partout, des infrastructures urbaines de style international. J’ai vu, années après années, des places poussiéreuses de villages transformées en squares impeccables avec fontaines et dallages de pierres, comme on en trouve dans les villages de la Costa Brava. J’ai vu l’aéroport d’Athènes, bâti par les Allemands pour les jeux Olympiques de 2004, grandiose temple de marbre à la gloire des voyages de masse, colossale et disproportionné. J’ai vu, entre des villages perdus, des routes asphaltées aussi inutiles que coûteuses à préserver.

Problème : ces infrastructures n’ont pas été relayées par le développement d’entreprises nationales. En revanche, elles doivent désormais être entretenues par la puissance publique grecque… Et pendant ce temps, la Grèce s’est satisfaisait de ces cadeaux imprudents et les Grecs s’enivraient des délices de la nouvelle société de consommation, des hypermarchés qu’inauguraient les firmes européennes, des produits étrangers qu’ils importaient et payaient, entre autres, par les subventions et les crédits européens. On travaillait comme avant, c’est-à-dire au rythme d’une société frugale, mais on consommait au rythme d’une économie vorace.

Le petit pays pauvre avait endossé les habits du consommateur obèse. Il y flottait. Il fallait des revenus suffisants pour permettre cette consommation, on augmenta les salaires, on embaucha des milliers de fonctionnaires qui atteignirent près de 20% de la population active, on octroya un système de retraite généreux (du même ordre que celui du Danemark, retraite à 65 ans, 110% du revenu moyen)… Ainsi la boucle économique se bouclait dans une logique intrinsèquement perverse, une illusion commune à ceux qui faisaient des affaires et à ceux qui vivaient à crédit. Une façon libérale de faire l’Europe, libéralisme qui s’exprime, le plus souvent, par la paresse à anticiper les conséquences collectives de choix individuels légitimes mais bornés. Car à court terme, tout se passait bien. On a oublié aujourd’hui qu’entre 1990 et 2007, ce sont les pays du Sud (et l’Irlande) qui ont tiré la croissance européenne. La Grèce elle-même a vu son PIB augmenter de 4% en moyenne durant cette période (contre 2% pour la France). Débouché pour nos produits, elle était l’espoir de l’économie européenne et la référence du FMI. Les poètes de la finance, qui ne dédaignent pas le lyrisme, parlaient même des « tigres » de la Méditerranée. Et pendant ce temps aussi, la dette s’accroissait.

La plupart des problèmes monétaires se résument à des questions hydrauliques. Si on verse des liquidités quelque part il faut les prendre ailleurs. Si on les reçoit aujourd’hui sans contrepartie marchande, c’est qu’il faudra les rembourser plus tard. La Grèce s’est donc s’endettée. Pendant des décennies les financements ont été pris chez les contribuables et les épargnants de l’Europe du Nord, dont les banques se sont installées au pays de Diogène pour y faire des affaires, financer les infrastructures publiques et à moindre échelle, les investissements privés. Et aussi vendre, sur leurs propres marchés des capitaux, la belle histoire de la globalisation de l’économie et de la croissance internationale de leurs banques. La dette s’accroissait elle, toujours. En 2012, elle atteignait 160% du PIB juste derrière celle du Japon (175%).

 De fait, depuis 2007, on savait que l’histoire tournait inexorablement mal (et pas que pour la Grèce). L’économie grecque ne créait pas assez de richesse pour rembourser les échéances d’une dette que l’indolence calculée des financiers et des politiques locaux laissait s’accumuler. Il fallait arrêter la pompe à endettement. Habilement, les banques, les assureurs, les fonds de pension et les fonds d’investissement qui détenaient 206 milliards d’euros de créances ont abandonné 50% de leurs créances en échange d’une recapitalisation par leurs Etats effrayés à l’idée d’un effondrement général du système bancaire en cas de défaillance hellène. Ce qui revenait, au final, à transformer des dettes privées en dettes publiques. Ils plaidèrent qu’ils avaient été trompés par les autorités grecques et que les comptes avaient été falsifiés. On fit semblant de les croire (car au fond, n’est-ce pas le métier du banquier de vérifier les comptes ? et celui d’un fonds d’investissement d’investir prudemment ?).

On laissa s’installer l’idée que face aux autres Européens impeccables et sérieux, les Grecs étaient de fieffés coquins et d’invétérés menteurs. Et aussi des fainéants. On dut aux poètes de la littérature financière, cette trouvaille dont on n’a pas mesuré la résonnance culturelle et politique, d’appeler PIGS (en anglais, cela se traduit aussi par salopards), les pays les plus endettés d’Europe (Portugal, Italie, Grèce, Espagne) – une Europe du Sud à laquelle la ligue du Nord de la rationalité financière ne pouvait plus faire confiance. Il est vrai qu’il n’y avait plus d’affaires juteuses en perspective, les finances publiques étant désormais rincées. Et c’est ainsi que la patrie de Platon, accueillie jadis comme une mère illustre bien que pauvre, devint le sujet de polémiques ordinaires entre les citoyens d’Europe. Les contribuables allemands, français ou lettons se sentent personnellement floués par les Grecs puisque ce sont eux qui sont impliqués maintenant dans le fardeau de la dette. Que devient le grand récit de l’Europe ? Un débat de boutiquiers, des arguties de comptoirs, les arguments d’une comptabilité ménagère qui alimentent le café du commerce européen pour savoir si les Grecs rembourseront ou pas, si leurs retraites ne sont pas indécemment généreuses ou leurs salaires exagérément élevés : le salaire minimum grec n’est-il de 684 euros mensuel contre 218 en Roumanie… C’est la guerre de tous contre tous. Les braves gens de France sont remontés contre les paresseux d’Athènes, les braves gens de Grèce contre les grippe-sous de Berlin et les braves gens de Bucarest contre tout le monde. Les banquiers se sont retirés à pas prudents de ces échanges passionnés.

Faute de projet, les politiques de tous bords aboient comme des roquets pour entretenir la discorde. « Où que me porte mon voyage, la Grèce me blesse ». Notre mère spirituelle est désormais la cause de la désunion des peuples. Exclure la Grèce de la zone euro est envisagé comme l’ultime punition (comme son accueil au sein de cette zone fût célébré, jadis, comme un don généreux). On a de nouveau évité le Grexit ce 13 juillet, mais pour combien de temps ? L’illusion de croire que l’économie suffit à créer un destin commun nous voulons la faire payer et jusqu’au dernier euro. Et nous poursuivons encore, inexorablement, tragiquement, le même discours absurde, le même enfoncement borné dans l’économisme globalisé comme horizon, comme solution, comme perspective de destin pour les peuples d’Europe. Un peu comme si pour se relancer, un couple en difficulté ne se parlait plus que des efforts à réaliser sur le budget familial… Austérité est le mot clé. Austérité c’est sérieux, c’est rationnel, c’est civilisé. C’est global. C’est un talisman puisqu’avec un peu d’effort et de sueur… Il suffit de se serrer la ceinture un moment…

Peu importe que le plan d’économie lancé par Athènes dès 2009 ait déjà conduit à une diminution de 30% des salaires à niveau de prix constant. Peu importe que le chômage atteigne déjà le tiers de la population active et que le nombre de fonctionnaires ait diminué de 11%. Peu importe que le PIB soit revenu en 2014 au niveau de 1990, après la plus longue période de dépression économique qu’ait connu un pays européen depuis les années 30. Peu importe que la génération qui avait confondu, naïvement, liberté nouvelle et gavage consumériste, cette génération se trouve sans travail, sans perspective, humiliée. Evidemment, la lutte contre la corruption n’a pas été sérieuse, une corruption massive, multiple, endémique. Ni la lutte contre l’évasion fiscale (vers l’Europe et la Suisse notamment). Les impôts ne rentrent pas et, mis sous pression, les riches s’en vont. Mais nous ne pouvons pas faire semblant de découvrir que l’Etat grec n’a jamais été fort, sauf sous la dictature des colonels (et encore). Pendant des siècles, sous le joug turc, le peuple grec a forgé son identité en résistance à l’Etat ottoman. Cela ne s’efface pas par décision du FMI. Il serait pourtant injuste de croire que les Grecs sont restés inactifs depuis plus de cinq ans. Lorsque l’on compare ce que leur gouvernement leur a fait accepter, en dépit des émeutes et des grèves, aux réformes modérées et vite atténuées que les nôtres ont tentées de mettre en œuvre en France, on se demande s’il est décent de leur donner des leçons de bonne conduite.

Les Grecs ont déjà beaucoup payé, comme les autres Européens ont payé au Portugal, en Espagne ou en Lettonie. Ce n’est pas le refus de l’austérité qui leur a fait voter Syriza en janvier 2015, mais la perspective d’une austérité sans limite. Les partis extrêmes sont les déversoirs des situations extrêmes. Et ce n’est toujours pas suffisant et ce ne sera jamais suffisant pour rembourser une créance insurmontable, parce qu’elle est une créance sur l’absurdité. La machine à consommer financée par la machine à crédit, c’était un enchaînement halluciné. Que reste-t-il donc quand tout cela s’arrête ? Ce sentiment que les autres pays endettés, c’est-à-dire tous les pays européens, ont aussi confusément, sentiment que l’abondance facile est derrière nous et qu’il va falloir payer bien que nous soyons incapables de rembourser, les Grecs le réalisent au quotidien. Avant nous. Car la Grèce ne pourra pas rembourser sa dette, pas plus que le Portugal dès 2017, ni l’Italie, ni l’Espagne, ni la France (ni l’Allemagne, ni les Etats-Unis d’ailleurs). Tous les économistes le savent depuis longtemps.

Nous continuons à faire tourner la grande machine hydraulique du crédit pour éviter de l’assumer et en espérant qu’une hypothétique croissance viendra rétablir les comptes, un jour. Quand la réalité dément trop cette romance, comme en Grèce (160% d’endettement !), les discours sur la vertu économique essaient de couvrir les stridences des mécanismes qui se grippent. « La Grèce paiera ! » assène-t-on scrupuleusement à ce petit pays, au cas où de plus gros, comme l’Espagne, se donneraient à d’autres extrémistes du genre de Podemos. « La Grèce paiera !», comme dans les années 1920, on criait « l’Allemagne paiera ! » avec le succès que l’on sait.

Qu’aurait-il fallu faire pour éviter cette tragédie ? Former un projet politique au sein duquel le projet économique aurait été mesuré, établi prudemment, à pas comptés. Soyons pour le progrès, mais pour le progrès lent. Un progrès qui permette à l’environnement des hommes, qu’il soit culturel ou naturel, de s’adapter par étape. L’économie ne peut pas tout et encore moins la planification économique qu’elle soit privée ou issue de l’imagination invisible des marchés. Il faut du temps pour que les équilibres se fassent, pour que les ressources se constituent, les mentalités s’adaptent, les désirs se purifient. Inonder un pays de subventions et de crédits peut avoir le même effet que le déversement d’engrais chimiques sur une terre infertile. A court terme, des moissons, plus tard un empoisonnement massif. Il faut du temps aux sociétés, ce temps dont l’impatience financière et la fièvre consommatrice nous privent. Le temps des hommes que les hommes doivent se réapproprier. Quitte à s’enrichir moins, mais patiemment, et avec sagesse attendre le moment favorable. Que faut-il faire désormais pour sortir de cette tragédie ? Cesser d’abord d’espérer que tout reviendra comme avant avec un peu de bonne volonté et de croissance.

La Grèce est dévastée pour des années. Sans doute pour les créanciers, le moment des invectives achevé, il s’agira d’effacer encore un peu une dette qui ne sera de toute façon pas recouvrée. Et pour les Grecs il faudra accepter le recul de leur pouvoir d’achat et de leur voracité consommatrice. Ce déclin de la consommation frivole, les Grecs le vivront-ils comme une humiliation que leur infligent les gros Européens repus, ou comme la chance de retrouver leur propre rythme, leur propre destin, leur liberté ? Tout est là. Le peuple grec est placé devant un choix historique : espérer en vain que les illusions d’hier demeurent les illusions de demain, ou se reconstruire en dehors des mirages de l’euro facile. Lentement.

On dira que c’est une piètre consolation de se retrouver plus pauvre et de l’accepter. Mais c’est ne pas comprendre ce qui se joue pour nous tous. Ce qui se joue, c’est la sortie d’une ère d’opulence factice qu’il faudra bien négocier tôt ou tard. Ce serait le cadeau de la Grèce à l’Europe, d’ouvrir finalement la voie d’une économie plus frugale, mais solidement reconstruite à partir de nouvelles solidarités sociales, d’une économie collaborative et inventive. Et nous Européens, d’accompagner l’expérience grecque comme une chance pour la maison commune. Les Grecs ont besoin de dirigeants qui leur donnent pour horizon non pas d’échapper à l’effort mais de convertir l’effort en travail pour transformer leur société. Ils seront ainsi nos éclaireurs. Reste que cela ne se fera qu’à hauteur d’homme. Car la Grèce ne se réduit pas à une question de gros sous, de notations et de comptabilité publique. La Grèce est un peuple nourri de visages et de voix. Je pense à Christos, à Artémis, à Maria, à Sophie, à Giorgos, à Thalia et tous les autres rencontrés années après années. Je pense aux visages d’amis qui s’estompaient quand le bateau s’éloignait des falaises d’Amorgos ; je pense aux soirées d’interminables discussions, à Pirgos, quand nous étions si heureux d’être européens ensemble et de parler de Paris, de Rome et de Mycènes comme d’escales communes; je pense aux dimanches pluvieux à Athènes où tout est à la fois compliqué et indifférent. Je pense à mes amis grecs, à leurs difficultés et à leur rage et à leur humiliation et leur courage et à leur espérance et au temps qu’il faudra pour réparer les plaies que notre commun égarement a ouvertes. Et je salue le temps des hommes que cela prendra. Elle reste notre conscience : « Où que me porte mon voyage, la Grèce me blesse ».

Les brèves de la semaine du 28 septembre 2015

Une vérité, acceptée ?

La tête de chien de garde anti-corruption de la Grèce, Leandros Rakintzis, a déclaré au président Prokopis Pavlopoulos que l'administration publique du pays est toujours en proie à la corruption et à un manque de méritocratie. Rakintzis a fait ses commentaires tout en offrant son rapport annuel et a souligné la mauvaise utilisation des fonds publics dans de nombreux domines de la fonction publique. Selon des sources, Pavlopoulos a déploré la modification fréquente de la législation en Grèce, soulignant qu’un cadre juridique stable est nécessaire pour attirer les investisseurs.

Un flux humain, qui dérange certains

Au moins 400.000 personnes ont tenté de traverser la Méditerranée en 2015, ce chiffre en 2016 devrait dépasser les 450.000. Le système des quotas à travers l'UE ne fait pas l’unanimité, un système unique de gestion de crise européenne est loin d’être acquis et la question des quotas rencontre une forte résistance, en particulier en Grande-Bretagne et dans les pays d'Europe de l'Est. Le fait est que, ni la Grèce, ni l'Italie ne sont en mesure d'accueillir tous les réfugiés arrivant sur leurs côtes". Impossible d’être indifférent envers cette crise humanitaire, au sort de ces réfugiés et aux difficultés rencontrées par les habitants de ces zones.

Ce n'est qu'une triste confirmation

La criminalité financière qui a sillonné et effectué des contrôles dans les îles du 22 juillet au 2 septembre, nous et sont toujours en cours, même dans les stations les plus reculées. Dans la période du 22 Juillet au 2 Septembre, nous apprend que la moitié des entreprises contrôlées était en infraction. Sur 593 inspections effectuées dans les zones touristiques de Crète, ….300 entreprises étaient dans ce cas, pour ne pas délivrer des reçus légaux aux clients ou de ne pas utiliser des caisses enregistreuses légales et déclarées à l’administration fiscale. Le taux de délinquance atteint 51%, tout en incluant les régions éloignées qui ne sont pas souvent ou même pas du tout contrôlées. Les vérificateurs, en Crète, cette année ont balayé l'île. À titre indicatif, ils sont allés à Gavdos, Elafonisi, Paleochora, Fragokastelo et Lenta, de l’Est à l’Ouest la côte Nord. Ils dénoncent une fraude flagrante, qui représente des centaines de milliers d'euros.

Le petit verre offert est dns le colimateur

La Commission européenne demande à la Grèce, d’augmenter les accises sur le raki, appelé tsikoudia en Crète. Selon la Commission, les taxes actuellement en vigueur, représentent à peine 6% du taux normal du droit d'accise, lorsqu’il est fabriqué en vrac par les soi-disant distillateurs du "week-end". Les règles de l'UE prévoient que le même taux d'accise devrait s’appliquer à tous les produits fabriqués à partir d'alcool éthylique. Les exemptions ou les dérogations expressément prévues par la loi de l'UE, doivent être, selon elle, interprétées strictement, alors que la Grèce bénéficie de certaines dérogations pour l’ouzo et le raki. Une violation de la législation en matière de droits sur les boissons alcoolisées, selon la Commission. En l'absence d'une réponse satisfaisante dans les deux mois, la Commission pourrait renvoyer la Grèce devant la Cour de l'UE.

Les politiciens grecs ne promettent plus des cadeaux.

Après six années de crise, la pire depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Grèce avec un taux de chômage supérieur à 25%, les restrictions bancaires graves et une dette publique écrasante, peine et poursuit sa survie, dans l’attente du troisième plan de sauvetage, qui a été voté par une écrasante majorité des membres du parlement grec. Comme une alternative à la faillite et une sortie de l'union monétaire et politique de l'Europe, Tsipras a accepté et promis des nouvelles mesures d’austérité pour recevoir 86 milliards d'euros, un renflouement et accord, qui a déclenché une révolte au sein de son parti qui lui a coûté sa majorité parlementaire. Tsipras se vit obligé d’appeler une élection dans l’espoir de stimuler sa majorité et il a réussi son pari. Que nous réserve demain, dans un pays qui a connu quatre élections législatives et six gouvernements depuis 2009 ? Au cours des deux prochains mois, la Grèce doit rédiger le budget 2016 de l'Etat et adopter une stratégie budgétaire. Il devra réformer son système de retraites, fusionner tous les fonds de sécurité sociale et privatiser son réseau de transport et d'électricité. En outre, d'ici la fin de l'année, il doit superviser un programme de recapitalisation des banques, sans laquelle les déposants avec plus de 100.000 euros sur leurs comptes seront menacés de pertes. La Grèce a survécu sur les plans de sauvetage internationaux depuis 2010, lorsqu’elle a perdu l'accès aux marchés obligataires. SYRIZA a remporté en Janvier les élections , en promettant de rétablir le salaire mensuel minimum au niveau pré-crise à 751 euros, au lieu des 485 euros en vigueur, de rétablir les lois de protection du travail mis au rebut dans les plans de sauvetage, d’augmenter les pensions, de négocier un accord avantageux avec les créanciers et d’obtenir une réduction de la dette publique. Le nouveau plan de sauvetage rend cela impossible, bien que Tsipras insiste pour dire qu'il peut restaurer la négociation collective des salaires. Un avantage demeure pour Tsipras, malgré son revirement et la signature du troisième plan de sauvetage, car il est toujours considéré comme le petit nouveau en ville. Il a fait campagne sur le thème de la nouvelle génération, contre les anciens. Lui, propre plutôt que corrompu, lui, le jeune sympathique contre les représentants cyniques de l'ancien régime, une saleté qui a été créé en 1974 par toutes les partis et aujourd’hui ……les perspectives globales sont sombres. Demeure l’espoir !

Il va falloir .....

Il n'y a pas de temps à perdre, le déraillement du budget ne laisse pas la moindre place pour la complaisance. Le temps sera le plus grand rival du nouveau gouvernement et sa nouvelle équipe, qui hérite d'un «trou noir» dans les recettes budgétaires de 4,1 milliards d'euros ! Le nouveau gouvernement devra passer par le parlement et de légiférer une série de mesures difficiles, qui comprend l'assurance, la fiscalité, la privatisation, l'ouverture des marchés, l’augmentation de la TVA sur les îles à partir du 1er Octobre. En outre, à compter du 1er Octobre, la TVA pour les hôtels passe de 6 à 13 %. Sera réduite de 50% le coût des subventions octroyé pour le mazout de chauffage qui est au moins de 120 millions d’euros. A partir du 1er Octobre sera mis en œuvre le plan qui prévoit la saisie automatique des dépôts bancaires des débiteurs en souffrance avec des dettes de plus de 70.000 euros.

Encore une particularité, qui laisse perplexe

Une particularité et une ineptie ! En Grèce le vote est obligatoire en Grèce, selon moi, sans l’être ! Le pays est vaste et chacun a l’obligation d’aller voter où ils sont enregistrés, souvent celle-ci étant celle où ils sont nés et non où ils résident ! Des jours de congé leur sont octroyés en fonction de la distance. Par exemple, pour ceux qui prestent cinq jours par semaine : - 1 journée de travail: Pour une distance de 200 - 400 km- 2 jours ouvrables: de 401 km et plus - Ceux qui se déplacent vers les îles sur lesquelles il n'y a pas d'accès routier, le nombre de jours qu'il faudra est examiné individuellement en fonction de la distance et du déplacement spécifique, mais ne peut pas dépasser 3 jours ouvrables……Que d’argent gaspillé !

9a s'en va et ça revient ...

L'économie de la Grèce, devrait se contracter jusqu'en 2016. Au cours des six premiers mois de l’année, les sorties se sont élevées à plus de 77 milliards d'euros, équivalant à plus de 40 pour cent de la production économique annuelle de la Grèce. En Juillet et Août, après l’accord, le flux s’est inversé: environ 6 milliards d'euros sont revenus dans les coffres bancaires.

Eux, n'ont rien oublié !

Dans la municipalité d’Apakoronou, deux villages haut perchés n’ont pas donné une seule voix au parti néo-nazi « Aube Dorée », il s’agit de Melidoni et de Machairi. Là haut, peu de jeunes gens et les vieux eux, se souviennent !

En un temps record ....

Plus de 2 tonnes de pommes de terre aux familles dans le besoin, ont été distribuées à Héraklion….. 7 minutes et 45 secondes ont suffi pour que 70 sacs de pommes de terre pesant 30 kilos chacun !

Elle est vieillisante

En Grèce, Les personnes de plus de 60 ans, représentent près de 27% de la population. Ce pourcentage est appelé à augmenter à 33,2% en 2030 et à 40,8% en 2050.

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