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La ville de Chania ou Hania

La facade du marché couvert de Chania Cette ville construite sur le site minoen de Kydonia, au N-O de l'île, est sans conteste la plus belle ville de la Crète. Il s'y dégage une atmosphère remplie d'histoire. Le vieux port Vénitien, son phare du XVème, restauré par les égyptiens en 1830 et dernièrement en 2005. Son marché couvert regorgeant de senteurs méditerranéennes. A front de mer, la mosquée Kioutrouk Hassan, communément appelée la mosquée des Janissaires, construite en 1645 par l'occupant ottoman et bien d'autres choses y contribuent, comme par exemple : la forteresse Firkas bâtie en 1629.

Les marques des occupations passées sont partout.

Dans les ruelles de la vieille ville, classée depuis 1961, vous partirez à la recherche des maisons d'origine vénitienne reconnaissables à leur escaliers extérieurs. Vous décèlerez les maisons d'origine turque avec leur avancée en bois.

La forteresse Firkas était le quartier général du commandant de la ville durant l’occupation turque. La cour intérieure était remplie de baraquements dans lesquels l’armée entreposait ses munitions, d’où son nom :Firka, nom d'origine turc qui veut dire : baraque. La forteresse servait également de prison et ce jusqu’aux dernières années de la présence turque dans l’île.

C’est sur la tour de cette forteresse que fut hissé le drapeau grec le 1er décembre 1913 qui scellait le rattachement de la Crète à la Grèce Cette cérémonie historiquement très importante pour la Crète se déroula en la présence de nombreux invités. Le roi Constantin de Grèce y était présent, il était accompagné du Premier Ministre Eleftherios Venizélos et du survivant des chefs de la révolution crétoise, l’Amiral Kountouriotis.

A la rue Halidon, dans les murs de l'ancienne église vénitienne de style gothique de San Francesco (Agios Frangiskos) vous pourrez visiter le musée archéologique de la ville.
Il contient principalement des objets provenant de la Crète occidentale et datant de différentes époques, allant du néolithique à la période romaine.
Au cours des siècles, le bâtiment a subi des transformations, il a été agrandi. Durant l'occupation ottomane, le lieu fut transformé, devint la mosquée "Youssef Pacha Tzamisi". Une belle fontaine octogonale datant de cette époque se trouve à l'arrière du bâtiment. Le lieu devint ensuite une salle de cinéma, avant de devenir aujourd'hui musée.

Autre lieu à découvrir, le marché couvert (Agora).  Son style architecturale en forme de croix ressemble étrangement à celui de Marseille. Vous y découvrirez les épices, les tisanes et herbes, les senteurs de la Méditerranée.  Vous y aurez la possibilité de goûter à des mets traditionnels, typiquement Crétois parmi les petits restaurants qu'il abrite.

Chania, une ville riche de son passé

Chania, sans conteste la plus belle ville de la Crète est riche de son passé. Diverses excavations effectuées pour entreprendre des travaux d’utilité public, ont mis à jour, souvent par hasard, dans plusieurs endroits de la vieille ville des vestiges et objets de sa longue histoire. Elle commencerait au lendemain du néolithique, mais les fouilles ont surtout mis à jour des témoins de la période minoenne, vénitienne, ottomane et byzantine

La cité de Kydonia

C'est à front de mer, sur la colline de Kastelli, que la cité antique de Kydonia s’est développée, pour devenir un centre minoen important, avant d’être détruite par une énorme conflagration vers 1450 av/J.C.

C’est là, sur et autour de l’emplacement du square Agia Akaterini, que furent excavés, lors des fouilles débutées en 1967, des traces de vie et d’habitat du minoen, qui prouvent aux scientifiques que la cité de Kydonia fut une des plus importantes de l’ouest de la Crète.

Kydonia prospéra et gagna en importance durant la période mycéenne (1400-1200 av/J.C), hellénistique et romaine.

De nombreuses découvertes

Les trouvailles furent nombreuses, outre les fondations et vestiges de la vieille cité, y ont été excavées deux tablettes du linéaire A, des centaines de vases, de poteries, parmi elles, une avec la représentation d’un joueur de lyre, de la vaisselle du 14ème, 13ème av/JC, des pièces de monnaie turques, une statue d’Aphrodite, des fragments de mosaïque de la maison de Dionysos du 3ème siècle de notre ère et même une jarre, contenant 3kg de pois calcinés et ce qui devait être un sacrifice offert aux dieux de l’époque minoenne, le squelette d’un chiot dans un bol et plus étonnant, un médaillon représentant le Scarabée d'Amenhotep II, qui fut Pharaon d'Egypte, approximativement de 1426 à 1403 av. J.-C.

Kydonia ne nous a pas encore livré tous ses secrets, beaucoup sont encore enfouis sous le labyrinthe des ruelles de la ville actuelle de Chania.

Il reste encore bien des choses à découvrir. Chacun guidera ses pas vers ce qui l'intéresse, cette ville on ne peut que la découvrir sans cesse car elle se dévoile lentement.

Les samedis matin, prés du vieux port, se déroule un marché où outre les inévitables maraîchers, on peut y dénicher des vêtement à des prix dérisoires. Si vous préférez les boutiques, les grandes griffes sont démarquées, durant les périodes de solde, de façon beaucoup plus importante que chez vous.

La ville de Chania en flashs

La Canée a pris son nom du toponyme pré- grec Alchania ? Les Arabes , confus par l'ancienne 'al', qui est identique à leur article, l’ont transformé en Al Hanim, qui aujourd’hui s’appelle Hania ou Chania et même La Canée.

La mosquée de Küçük Hasan ou Yali Tzami, situé dans le port vénitien de Chania, abritait autrefois le musée archéologique. Aujourd'hui restauré, il accueille divers événements et expositions.

La forteresse Firkas, du Vieux-Port a hissé le drapeau de l’indépendance après la révolution victorieuse de 1898. Quelques années plus tard, le bleu et le blanc, couleurs de la Grèce, flottaient au mât. Le 1 décembre 1913, ce fut l’union historique et tant espérée avec la Grèce.

Tabakaria, quartier de Halepa, a pris son nom par la présence des dizaines de tanneries qui y opéraient au 19e siècle. Aujourd’hui, au bord de l’eau, une excellente taverne, qui ne vous sert que du poisson.

L'église de Saint-Roch Splantzia date de 1630, elle honore le saint patron, protecteur de la peste, qui venait de faire de nombreuses victimes. Autrefois, le quartier Turc était Splantzia, tandis que les chrétiens étaient dans la zone dite de Topanas. L'église de Saint-Nicolas à Splantzia est la seule qui a un clocher et un minaret.

Le marché municipal a été inauguré par Eleftherios Venizélos trois jours après l'union de la Crète à la Grèce. A cette époque, dans la partie orientale et occidentale étaient les bouchers, les poissonniers dans les allées nord et sud.

Le phare du port fut reconstruit en 1830 par les conquérants égyptiens. La base sur laquelle elle fut construite et fortifiée, date du 16ème siècle, donc de l’époque vénitienne.

De grandes personnalités sont originaires de La Canée. Plus précisément, citons Sophocle Venizélos, Premier ministre de la Grèce et entre autres, Mikis Theodorakis, le célèbre compositeur.

La Canée a cessé d'être la capitale de la Crète en 1971, après 686 années, elle céda le flambeau à Héraklion

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