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Du côté d'Héraklion

Freque mural de Knossos Je me rends rarement vers Héraklion, c'est un fait qui ne me permet nullement d'omettre de mentionner d'autres sites importants de l'ile.

Le palais du roi Minos

Bien sûr en premier, on songe à Knossos et à son palais minoen ! Excavé, fouillé et reconstruit par Sir Arthur Evans en l'an 1900. Une visite au site de Knossos est presque obligatoire pour celui qui veut s'imprégner de l'histoire et du passé crétois. Ce palais était le plus imposant de toute la Crète. Sa superficie de 200 ares et ses 1.300 chambres ont laissé libre cours à la légende du labyrinthe où Minos aurait enfermé le Minotaure; né des amours coupables de son épouse Pasiphaé.

Sir Evans, celui qui a découvert le Palais

Sir Arthur John Evans, l'archéologue Anglais qui mis à jour le site et qui le restaura, pensait que le palais fut une résidence royale. Certains scientifiques contestent sa rénovation osée et désignent ce site comme un lieu de culte.
Evans a divisé l'époque minoenne en trois périodes, le minoen ancien qui débute 2000 ans av. J.C, le minoen moyen et le minoen récent qui se termine en 1400 av. J.C. à cause du tremblement de terre de Santorini selon les uns ou de l'invasion des Achéens, selon les autres.

Le Musée Archéologique

Voir Knossos ne peut se concevoir sans une visite au musée archéologique de Héraklion qui est situé dans le centre de la ville. Il renferme la quasi totalité des trouvailles faites en Crète, témoins de la civilisation minoenne, Ce musée est avec celui d'Athènes le plus important de la Grèce. Vous y découvrirez une collection de matériaux de toutes les périodes de l'histoire crétoise, du Néolithique à l'époque Romaine.

Un brin d'histoire

L'histoire d'Héraklion, aujourd'hui capitale de la Crète et cinquième plus grande ville de la Grèce, est révélateur de l'importance de son emplacement. Malgré qu'il n'existe aucune preuve archéologique, il se dit dans certaines publications, qu'elle abritait à l'époque minoenne le port de sa voisine Cnossos.

Des pirates arabes, venus d'Andalousie envahirent la ville en l'an 824, y construiront un fort qu'ils nommèrent Rabdh el Khandaq. Les Byzantins arriveront 137 années plus tard et après un siège prolongé prendront la ville, qu'ils vendront aux Vénitiens en 1204, comme partie d'un accord qui comprenait la réhabilitation par les Croisés de l'empereur byzantin déchu. Les nouveaux venus vont s'empresser de consolider les enceintes de la ville. Ils renforceront les fortifications bâtiront des murs hors norme, atteignant jusqu'à 40 mètres d'épaisseur. La plupart sont toujours en place.

La ville fut nommée Candia et la Crète le « Royaume de Candia. » À la fin du XVIe siècle, Candia est devenue la plus importante base navale des Vénitiens, située à l'est. Afin de consolider leur présence, les Vénitiens vont installer des familles vénitiennes sur l'île et dans la ville. Ils ne pourront empêcher les forces Ottomanes de débarquer. ces derniers assiègeront la ville en 1645, mais il leur aura fallu 24 années de siège pour la conquérir, le plus long siège dans l'histoire. L'administration ottomane prit fin en 1898 et la Crète rejoindra la Grèce libre en 1913.

Héraklion aujourd'hui

Héraklion compte plus de 160.000 habitants, son aéroport est le deuxième plus important en Grèce après celui d'Athènes, des centaines de milliers de touristes y affluent, séjournent pour la plupart le long de la côte, à l'est de la ville.

Héraklion pour ces voyageurs, n'est pas une destination en soi. Il ressemble à un petit Athènes, le développement anarchique de l'après-guerre, le manque d'espaces verts, la congestion, le trafic et le bruit y régnant, n'encouragent pas le voyageur à y demeurer plus qu'il ne le faut.

Ces dernières années, Héraklion a fait de sérieux efforts pour améliorer et mettre en valeur son patrimoine historique et archéologique. L'œil attentif d'un visiteur pas pressé s'attardera sur la Loggia, d'origine vénitienne, une des plus élégantes bâtisses de la ville. Elle fut des siècles durant le siège du gouvernement, aujourd'hui elle abrite la mairie.

Sa forme définitive fut acquise au XVIIe siècle. Le bâtiment a reçu en 1987 le prix "Europa Nostra" et fut entièrement restauré. Un autre lieu connu et apprécié du centre de la ville est la fontaine, également du XVIIe siècle, des lions sculptés Liontaria), située dans le square en face de la Loggia.

C'est un lieu de rencontre convivial où les autochtones viennent s'asseoir pour siroter un café accompagné d'un "bougatsa" (tarte à la crème) de chez Kirkor ou Salkintzis. Le centre de la ville abrite les richesses de son passé. Citons entre autres les nombreuses basiliques d'Agios Markos, la galerie municipale, le monastère d'Agia Ekaterini, l'université médiévale qui abrite une superbe collection d'iconographie crétoise.

Le point culminant d'intérêt, le lieu qu'il faille absolument voir est le musée Archéologique, qui requiert à lui seul, au moins trois heures d'attention. Le musée Archéologique, ses vingt salles vous plongent dans le passé qui débute au néolithique pour s'achever à l'époque romaine. parmi les objets exposés, le célèbre disque de Phaistos et des fresques du palais de Knossos. Restent à découvrir les lions sculptés de Saint Marc qui ornent l'entrée du fort, puis de ses parois admirer la vue panoramique sur la côte, la mer et derrière comme toile de fond, le mont Psiloritis enneigé jusqu'en mai.

Du côté sud, le tombeau, la croix de Nikos Kazantzakis, grand écrivain du XXè siècle, le père de Zorba, qui a écrit tant de romans et traduit tant de philosophes.

Demeurent d'autres lieux dignes d'intérêt, comme le Musée de l'Histoire de Crète, qui abrite de nombreux trésors datant de début de l'époque chrétienne (Tel 283.219), la cathédrale d'Agios Minas, le Musée d'histoire naturelle (Tel 324.711). Le Cretaquarium situé à 14 km à l'est d'Héraklion (Tél. 337.788, www.cretaquarium.gr). Le Musée de la bataille de Crète et de la résistance nationale (Tel 346.554) et le nouveau musée Nikos Kazantzakis situé dans son village de Myrtia, à 15 km d'Héraklion (Tél. 741.689).

Bien sûr, après le musée Archéologique d'Héraklion, n'oublions pas de nous rendre sur le site de Knossos.

De port en port

En Grèce, le trafic maritime conventionnel s’organise principalement autour de 12 ports, dont les plus importants sont ceux du Pirée et de Salonique. Le trafic de fret conteneurisé est organisé presque exclusivement dans ces deux ports, dans une mesure moindre, à Héraklion et à Vólos.

Le Pirée, le premier port du pays, est en majeure partie un port de transbordement, qui concerne le transport international, voire mondial. Le Pirée est donc une plaque tournante de redistribution du trafic en Méditerranée.

Salonique est un port d’export/import et de transit. Le trafic de transit de ce port concerne la desserte des pays des Balkans.

Le port de Patras attire le trafic à destination ou en provenance de la Grèce du Sud et de la métropole d’Athènes. En même temps, Patras assure plus de la moitié du trafic maritime de passagers en Grèce. Igoumenitsa attire le trafic de la Grèce du Nord, une part importante du trafic entre la Turquie, la Bulgarie et l’Europe de l’Ouest.

Héraklion est essentiellement un port de transbordement, même si son rôle dans la desserte de la Crète est important. Héraklion tire des avantages de sa position géographique au croisement des corridors maritimes Gibraltar-Suez et Mer Noire-Méditerranée orientale, qui permet aux grands navires de ne pas dévier de leur itinéraire, avec des bénéfices importants de coût et de temps.

En Crète, Chania et Héraklion accueillent depuis peu les bateaux de croisière, autre source de revenus pour le commerce local.

Voir Gortyne

Pour ceux qui s'intéressent à l'Histoire, le site de Gortyne est une des plus anciennes cités de l'île. Elle connut une grande prospérité à l'époque romaine lorsqu'elle fut reconnue comme le chef-lieu de la province de la Crète-Cyrénaïque par Rome. C'est dans l'Odéon que furent découvertes sur des tablettes de pierres gravées les Lois de Gortyne, rédigées en dialecte dorien et qui datent du VIème. av. J.C.

Après l'incontournable Knossos et le site de Gortyne, le site de l'ancienne Phaistos offre une vue panoramique sur la plaine de Mesara et du mont Ida. C'est sur ce site que fut découvert le fameux disque de Phaistos.
A l'époque minoenne existait un palais dont le plan couvrait une superficie de près de 8.000m2, il fut la résidence du légendaire Rhadamente, frère de Minos et le deuxième palais en ordre d'importance de l'île. Le site n'est plus que ruines. Sol et murs sont recouverts de plaques de gypse et la décoration murale est très pauvre.

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